Dans la capitale des hauts plateaux, sétif, où il s’était rendu pour  commémorer les massacres du 8 Mai 1945, le chef de l’état, Abelaziz Bouteflika, en a étonné plus d’un en décrétant la fin de mission de la famille révolutionnaire dans la gestion des affaires du pays.

S’adressant directement aux jeunes, le chef de l’état les a appelés à prendre leurs responsabilités lors des prochains mandats à venir : « 50 ans plus tard, leur rôle (les membres de la famille révolutionnaire) est terminé dans la gestion des affaires du pays » a-t-il tranché, sous les applaudissements du public, et d’ajouter : « Jili, Tab jnanou Tab jnanou Tab jnanou » (ma génération est arrivée à terme).
Une manière pour le président d’annoncer également qu’il ne briguera surement pas un 4e mandat.

Pour autant, Bouteflika ne fait pas table rase du passé. Devant un parterre de jeunes, le chef de l’état, lui-même membre de la famille révolutionnaire a défendu mordicus l’héritage laissé par lui et ses prédécesseurs. « Nous avons fait des choses pour le pays, et nous rendrons des comptes a ceux qui le désirent ».(..) « Nous avons scolarisé, nous avons logé, nous avons soigné ceux qui en avaient besoin » a-t-il rappelé. « Le pays est désormais entre vos mains les jeunes, prenez en soin » a conclu le chef de l’état.

En annonçant son probable retrait de la gestion des affaires du pays, le chef de l’état a décidé de trainé dans son sillage toute une génération de cadres de la nation vers la porte de sortie. Une décision qui ne fera surement pas l’unanimité chez les concernés.

Amine L

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