Tout juste condamnée par un tribunal d’Alger pour surfacturation d’un produit, la filiale algérienne de Sanofi (produits pharmaceutiques français) menace de retirer son investissement prévu de 66 millions d’euros en Algérie.

Le litige vient d’une erreur dans l’étiquetage d’un produit, lui donnant une valeur statistique qui n’était pas la sienne. Le tribunal d’Alger accusait également Sanofi d’avoir vendu des produits à perte et d’importer des composants pouvant être trouvés directement en Algérie, par des producteurs locaux.

Antoine Ortoli dément toute accusation et rejette la condamnation à 20 millions d’euros d’amende ainsi qu’un an de prison avec sursis pour le directeur de la filiale algérienne. Il justifie par ailleurs l’approvisionnement en matière première dans les usines du groupe par la nécessité d’utiliser des produits bénéficiant de l’expertise du département recherche et développement de Sanofi France.

Antoine Ortoli soutient toujours le directeur de a filiale tout en ayant fait appel du jugement. Il se montre également récalcitrant à poursuivre des investissements importants en Algérie sans un geste dans la direction de l’entreprise : « De tels investissements et démonstrations de notre engagement ne sont possibles que si nous pouvons exercer notre métier et nos activités dans un climat de confiance, de dialogue, d’écoute et d’équité », ajoute-t-il.

Sarah Haderbache