Le port du voile lors des matchs de football féminin a été autorisé hier par la Fédération internationale (FIFA).

Le Board, chargé des lois du jeu s’est réuni hier à Zurich et a décidé d’autoriser le port du hijab pendant les rencontres. Cette mesure avait été demandée par la Confédération asiatique et par le Prince Ali Bin al-Hussein de Jordanie, qui est également un des vice-présidents de la Fifa.

Les pays du Golfe ont approuvé et félicité la Fifa de cette décision. Il s’agissait à leur yeux d’un « encouragement aux footballeuses musulmanes ». En France, la présidente de la Ligue du droit international des femmes Annie Sugier a vivement contesté la nouvelle mesure : «C’est totalement contraire aux règlements sportifs. Je ne peux qu’être choquée, car on oublie l’universalité du sport. On a le sentiment d’avoir été trahies» a-t-elle déclaré.

Mais les voix du sport ne sont pas toujours du même avis. Kenza Dali, joueuse au PSG affirme : « Je suis musulmane pratique, mais je ne porte pas le voile. Pour moi, c’est une bonne nouvelle,  car le sport est un moyen de s’exprimer et de s’épanouir. Le voile n’est pas une barrière. Dans certains pays les femmes vont pouvoir jouer au football. Je ne suis pas choquée. Chacun a le droit d’avoir son opinion. »

L’Iran avait porté plainte en 2011 contre la Fifa qui avait empêché l’équipe nationale de disputer un match pour la qualification aux Jeux Olympiques de 2012 car ses joueuses portaient le voile islamique.

Juste avant la cérémonie d’ouverture des Jeux, les associations de défense des droits des femmes enterreront symboliquement la charte olympique sous le sol anglais.

Sarah Haderbache

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