A peine sorti de prison, le militant des droits de l’homme Mohamed Smaïn s’indigne des conditions de détentions des prisonniers algériens.

Lors d’une conférence de presse donnée hier à Alger, Mohamed Smaïn a appelé à une mobilisation massive pour dénoncer les failles du système carcéral.

A l’ouverture de la conférence de presse, Smaïn a affirmé n’avoir «pas subi une arrestation mais un enlèvement». Le 19 juin, l’ancien président de la Ligue Algérienne de la Défense des Droits de l’Homme, a été arrêté à son domicile de Relizane pour avoir accusé la police locale, qui aurait eu un rôle dans les disparitions de personnes pendant les années 1990.

«La portière s’ouvre et les policiers m’intiment l’ordre de monter. Je me suis plié à leur injonction sans protester car ils étaient équipés et déterminés», a-t-il déclaré à la presse.

Agé de 70 ans, il a été emprisonné dans une des parties de la prison « prévue pour 140 détenus mais qui en compte actuellement 400 ». Il dénonce la surpopulation carcérale autant que les pratiques et les traitements infligés aux prisonniers. « La prison, chez nous, est faite pour humilier les gens », a expliqué Smaïn.

Mohamed Smaïn se rend aujourd’hui à un rassemblement organisé par les familles des disparus.

Sarah Haderbache

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