Le ministre de la santé a dressé jeudi le bilan des greffes en Algérie pendant l’année 2011.

Depuis la loi sur la santé 85-05 datant de 1985, les greffes sont encadrées juridiquement notamment au niveau de la promotion du prélèvement et la transplantation des organes. Avant cette date, les greffes étaient interdites dans le pays. La première greffe de rein a été réalisée en 1986 et depuis les opérations se sont multipliées.

8 centres hospitalo-universitaires pratiquent ce type d’opération dans tout le pays. Entre 2008 et 2011, le nombre de greffes a augmenté de presque 40% en Algérie. L’an dernier les principales greffes ont concerné le rein, la cornée et la moelle osseuse, pour l’année 2011, et depuis le début de l’année 2012, les greffes ont déjà coûté près de 640 millions de dinars à l’Etat algérien.

Normaliser la transplantation

Malgré une augmentation importante du don d’organe, la transplantation est une pratique médicale qui ne s’est pas totalement généralisée. Le nombre de donneurs comme celui des receveurs est insuffisant, car ce geste n’est pas encore ancré dans la société algérienne. Les Algériens, pour des raisons religieuses ou culturelles, ont encore du mal à accepter l’idée que des organes puissent être cédés.

Pourtant le besoin est grand, par exemple en ophtalmologie, le don de cornées permettrait  de guérir d’un grand nombre de maladies. Le don de 1.500 à 2.000 cornées à implanter par an serait nécessaire,  d’après l’évaluation le Professeur Amar Ailem, le président de la Société algérienne d’ophtalmologie.  L’insuffisance rénale, qui touche des milliers de malades en Algérie exige également des transplantations. A l’heure actuelle, 16 000 insuffisants rénaux seraient en attente une greffe de reins.

La nouvelle directrice générale de l’Agence nationale des greffes d’organes installé depuis hier à son poste aura donc un défi de taille à relever. Djamel Ould Abbès,  le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a quant à lui promis pour l’avenir l’installation d’une banque d’organe et d’une carte de donneur pour une meilleure gestion des transplantations.

SH

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