Chaque été, avec leurs robes à fleurs, elles bourgeonnent sur les rochers de la baie d’Alger, des plages d’Annaba ou d’Oran. Pendant le ramadan, quand la nuit tombe, vous pouvez même les observer flottant dans l’eau claire de la mer.

Qui sont-elles? Les sirènes algériennes, toutes ces femmes qui nagent dans la Mer Méditerranée avec leurs robes parce que le maillot de bain c’est mal vu, qu’il ne faut pas attirer les regards.

Légères quand elles rentrent dans l’eau, elles en ressortent lourdes. Enveloppées de leur djeba initialement informe, elles ressortent mouillées et le corps d’une femme se devine entre les plissures du maillot de bain à l’algérienne.

Amina Zoubir nous fait la sociologie des baigneuses algériennes dans « Un été à Alger ». Se baigner lorsque l’on est une femme est plus compliqué qu’on ne le croit.

« Chacun fait comme il lui plaît », raconte un jeune Algérien. En théorie oui, mais dans les faits la nage en bikini a ses conséquences…

Et vous alors vous êtes plutôt djeba ou bikini ?

 

AB

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