Le 16e sommet des non-alignés s’achève aujoird’hui à Téhéran. L’Afrique a profité de la rencontre internationale pour renforcer son influence au sein du Conseil de sécurité et des autres instances internationales.

L'assemblée regroupant des chefs d'état africains lors du sommet du MNA / DR

Les pays africains, majoritaires dans l’organisation, passent par l’intermédiaire du  Mouvement des non-alignés (MNA) pour que les Nations unies leur offrent plus de considération et surtout un pouvoir décisionnel.

Le MNA est composé de 120 pays dont 53 africains. Ils comptent sur leur majorité et le soutien de la Chine et du Brésil, observateurs au sein de l’organisation pour obtenir les deux sièges permanents au Conseil de sécurité qu’ils réclament depuis le début des réformes du système des Nations unies.

« Les deux tiers des Etats [non alignés] sont membres du système des Nations unies. Il s’agit d’un mouvement qui représente près de 55% de la population mondiale. Le Conseil de sécurité ? Il faut absolument que les non-alignés reprennent ce dossier et que nous aboutissions à une meilleure répartition des pouvoirs au niveau du Conseil permanent de sécurité », défend Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’Union africaine

Un avis qui n’a pas été partagé par le président burkinabè Blaise Compaoré qui estime que « Tout cela est secondaire par rapport à l’organisation de la cohésion du continent en termes politiques. » Une meilleure union africaine, selon le président, donnera assez de poids au continent pour exiger un renforcement du rôle africain aux Nations Unies.

AB avec agences

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