Melle Namous nous revient cette semaine, et nous offre un texte de Jeune vie algéroise, qui évoque la mort Tahar Touati, le diplomate algérien probablement tué par les islamistes du MUJAO. Elle se met dans la peau de sa femme, et imagine la nuit qu’elle a vécu le jour où le diplomate aurait été exécuté.

Diplomatie.

Mission.

Confiance.

Responsabilité.

Crise.

Risque.

Précautions ?

Imprudence.

Aller les chercher ?

Pragmatisme ( bla bla bli).

Principes de droit ( bla bla blou).

Libération.

Retournement.

Menace.

Aller  sauver la peau de son envoyé ?

Ignorance.

Idéalisme.

Cynisme.

Sois pas conne, ma fille. 

Réalisme.

Ignorance.

Menace immédiate.

Peur.

Rumeur.

 

Imagine l’épouse. 

Exécution au conditionnel.

La nuit de la femme en suspens.

Le désarroi.

Il est comment là-bas ? Ses expressions ? 

L’attente.

Confirmation non confirmée.

 

Géopolitique.

Mea culpa ?

Information en cours de vérification.

Une vidéo ça serait le mieux.

Vie en cours de vérification.

Vie en cours de vérification.

 

Vie en cours de vérification.

 

Le journaliste de la télé qui ne mérite pas son titre.

L’attente.

Le miracle qui s’éloigne.

Désarroi en cours de confirmation.

Et si la vidéo, elle la regardera ?

Remaniement ministériel.

Parlons d’autre chose, voulez-vous bien.

Que saura la femme ?

Les jours en suspens, et l’espoir qui crevasse.

La vie après ça.

(Ces derniers jours j’ai pensé à Tahar Touati, son jeune âge, et à l’obscurité des hommes. 

J’ai beaucoup trop pensé à sa femme, j’ai bêtement imaginé son ventre qui monte en flèches pointues et son coeur qui descend. 

Je n’ai pas de liaisons pour ça). 

 

Mamzelle Namous

Cet article a été initialement publié sur Jeune vie algéroise 

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