Un colloque international a été organisé samedi dernier à Alger, sur le thème de la création d’entreprise chez les algériennes. Pendant  trois jours, il était question de faire l’état des lieux de l’entreprenariat féminin en Algérie dans le but de consolider cette culture et les dispositifs d’aide à la création d’entreprises.

Le taux d'entreprenariat est de 6 %/ DR

Le ministère de la Solidarité nationale et de la Famille, en partenariat avec la Coopération Technique Belge (CTB), a pris en charge la dernière étape de l’étude sur l’état des lieux de l’entrepreneuriat féminin en Algérie.

M. Nouri, chargé de la communication au ministère de la solidarité, a mis l’accent sur l’objectif du colloque qui est d’impliquer les acteurs dans la finalisation des recommandations et réaliser une adhésion des partenaires, ainsi que vérifier la cohérence de l’ensemble des recommandations et actions proposées, en particulier au niveau de la programmation dans le temps et de leur concordance avec les moyens humains et matériels institutionnels. Le résultat attendu est d’aboutir à des amendements, compléments et validation des recommandations proposées dans le rapport final de l’étude sur l’entrepreneuriat.

L’entreprenariat au féminin encore trop faible

De son côté, l’experte en entreprenariat et chef d’équipe, Nacéra Haddad, a fait observer que « le taux d’entreprenariat féminin est de 6% en Algérie ». « Il a doublé par rapport à 2005, mais reste encore insuffisant compte tenu des mécanismes lancés par le gouvernement pour soutenir les investissements féminins et du nombre important de femmes diplômées, soit 75% de l’ensemble des diplômés », estime-t-elle.

D’autre part, le directeur de la communication à l’Agence nationale de la gestion des micro-crédits (ANGEM), Mourad Oubbad, a évoqué les avantages du micro-crédit. Il a ainsi expliqué que les micro-crédits s’adressent aux petites bourses et aux personnes ne pouvant pas accéder aux circuits bancaires classiques en raison des taux d’intérêts.

Par ailleurs, les experts, ont proposé aux collectivités locales d’aller à la rencontre des étudiantes au niveau des universités et des centres de formation pour les informer des possibilités qui s’offrent à elles en matière de création d’entreprises.

Dans le cadre d’un projet de coopération algéro-belge (CONDIFEM), «  une étude sur le développement de la création d’entreprises dirigées par des femmes en Algérie a été lancée il y a trois mois »,  a indiqué Herman Boonen, attaché de coopération à l’ambassade du Royaume de Belgique en Algérie.

Et d’ajouter, « cette étude consiste à faire un état des lieux de la situation de l’entreprenariat féminin en Algérie, déterminer les acquis tout en les consolidant et formuler des recommandations pour améliorer les insuffisances ».

Outre, « il ressort des premiers résultats de cette étude qu’il existe une politique volontaire pour booster le secteur d’activité féminin et la création d’entreprises gérées par les femmes. Néanmoins les dispositifs mis en place par l’Etat sont mal gérés par les collectivités locales », a précisé la responsable du projet CONDIFEM, Farida Bellahsene Si Chaib.

N.KRIBEL

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