« La lutte contre la corruption n’aura de sens que si la Justice est à l’abri de ce fléau qui constitue la principale cause d’atteinte au plein exercice de la citoyenneté », estime le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Mohamed Charfi. Il s’exprimait lors de  l’ouverture des travaux de la session ordinaire du Conseil supérieur de magistrature, qui s’est déroulé dimanche 16 septembre à Alger.

La cour d'Alger / DR

« La lutte contre la corruption ne doit pas consister en des campagnes ponctuelles, car l’action judiciaire exige la pondération conformément à la volonté des autorités suprêmes du pays », a-t-il ajouté, cité par l’agence gouvernementale.

Et de lancer : « Si la revendication légitime de la société est l’application rigoureuse de la loi par le juge contre les auteurs de corruption, il convient aussi de mettre les cadres intègres engagés dans la lutte contre la corruption à l’abri des pressions multiformes qui peuvent les viser dans le but de les décourager ».

Le ministre de la Justice, qui occupait le poste de Conseiller à la Présidence avant sa nomination dans le gouvernement Sellal a d’autre part indiqué que « la corruption qui menace le tissu social et dénature l’effort d’édification de l’Etat de Droit, pervertit le fonctionnement de l’économie nationale, ronge les liens des citoyens avec les représentants de l’Etat, et constitue la principale cause d’atteinte au plein exercice de la citoyenneté ».

Il poursuit dans son intervention que « si les corrompus et les corrupteurs ne laissent presque aucun service public à l’abri de ce phénomène, il existe par contre une grande partie de cadres de l’Etat, tous corps confondus, dont l’attachement aux nobles valeurs de probité, autorise de croire que la lutte implacable qui doit être menée contre la corruption aboutira, inéluctablement, à réduire la propagation de ce fléau ».

A. B. S.