Lamine Ammar-Khodja nous propose dans cet épisode d’Un été à Alger une visite de la capitale un peu spéciale… sous les cris des manifestants et l’oeil aiguisé des policiers.

« Cher spectateur, je te propose de redécouvrir la ville dans une balade sérieusement légère avec les étudiants. » L’annonce est intrigante, Lamine Ammar-Khodja propose une sorte de tourisme militant dans les rues les plus connues d’Alger: le boulevard Mohamed V, Didouche Mourad, le boulevard des Martyrs… sont redécouverts en compagnie des étudiants algériens en pleine manifestation contre le gouvernement.

Le défilé est impressionnant, les slogans et les coups de sifflets se marient avec une musique classique, tantôt sérieuse, tantôt légère. C’est l’aller-retour permanent que fait le réalisateur, « si tu es sérieux, tu trouveras ça rigolo, si tu es rigolo tu trouveras sérieux », explique-t-il à une interlocutrice mystérieuse.

Le ton de la vidéo est à l’image des Algériens, ils ont de l’humour dans n’importe quelle situation. Ici la jeunesse défile pour un but sérieux, mais n’oublie pas pour autant son sens de l’humour, défiant d’un côté les policiers postés sur les trottoirs, et de l’autre, lançant des plaisanteries à l’ENTV.  Les étudiants tracent un zéro de leur main, Lamine Ammar-Khodja rappelle alors cette vieille plaisanterie : « On dit que les arabes ont inventé le zéro et qu’ils sont restés dedans ». On vous le disait, l’ambivalence algérienne, elle fait un constat bien triste mais le dit avec tant d’humour…

AB

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