L'homme d'affaires, Achour Abderrahamane, jugé hier dans l'affaire de blanchiment d’argent au détriment de la Banque nationale d’Algérie (BNA) risque 15 ans de prison ferme. 

Abderrhamane Achour risque 15 ans de prison pour blanchiment de prison / DR

Il aurait détourné 2100 milliards de centimes de la BNA, en l’espace de 18 jours soit une moyenne de 120 milliards de centimes par jour. Pour ce blanchiment d'argent l'homme d'affaires algérien avait émis 1669 chèques sans provisions dont cinq avaient été transférés pour l’achat de 45 voitures au profit de son co-inculpé Leksir Redha.

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Selon l’arrêt de renvoi, les faits remontent à 2005, lorsqu’une lettre anonyme est parvenue à la direction de la banque nationale sur "la manipulation de chèques bancaires depuis 2004 par l’accusé Achour Abderrahmane sans que ces chèques ne soient soumis à une vérification comptable".

Condamnations à répétition

Achour Abderrahmane n'en est pas à sa première condamnation. Il avait déjà été condamné à 18 ans de prison en avril 2012 par le tribunal criminel d’Alger, pour "association de malfaiteurs et de détournement de deniers publics" au détriment de la BNA.

En mars 2011, le tribunal de Azazga l'avait également condamné à 7 ans de prison dans une autre affaire de dilapidation de 3200 milliards de centimes.

Dans ce nouveau procès, le verdict est attendu pour le 21 octobre par le tribunal correctionnel de première instance de Sidi M’hamed. Le procureur de la République a requis 15 ans de prison ferme contre l’accusé et 10 ans contre son co-inculpé Redha Leksir.