Les offres dans le cadre des emplois aidés n’ont plus la cote. L’Agence nationale de l’Emploi (ANEM) a enregistré une réduction de plus 50% par rapport à 2011, a indiqué le directeur général de cet organisme, Mohamed-Tahar Chalal, jeudi 18 octobre sur les ondes de la radio nationale.

Selon le DG de l’ANEM, le nombre d’offres enregistrées en 2012 dans le cadre du dispositif d’insertion professionnelle (DEIP) est passé de 550000 à près de 250 000 durant l’année en cours. Ce qui dénote, selon lui, que le gros des offres d’emploi provient désormais du secteur économique. « Le ministre de l’Emploi nous a même demandé d’inscrire ceux qui ont bénéficié du DEIP dans le cadre des offres du secteur économique », a révélé Chalal.

Le responsable de l’agence gouvernementale a défendu le caractère « précaire » des offres d’emploi. Selon lui, le fait que le gros des offres relève de CDD (Contrat à durée déterminée) ne constitue « aucunement une menace pour l’employé ». Mieux, il relève que ce genre de contrats « est une bonne chose dans la mesure où cela permet aux employés d’avoir une flexibilité qui leur donne le choix de changer d’emploi ».

De chômage endémique, l’ANEM constate, selon son directeur, que dans certaines filières, il existe un déficit de main d’œuvres. C’est le cas notamment du bâtiment et des travaux publics. Mohamed Tahar Chalal a même lancé un appel aux familles pour orienter leurs enfants dans des formations professionnelles qui offrent d’avantage d’emplois. Par contre, il avoue que certaines formations universitaires, notamment celles relevant des sciences humaines, trouvent des difficultés à trouver un emploi. Il recommande à ces jeunes de faire de formations complémentaires. « Aujourd’hui, un diplôme de maçon ou de plombier offre plus de possibilités d’emploi que n’importe quelle autre formation ».

A rappeler que sur le nombre total de demandeurs d’emplois, seuls 28% sont hautement qualifiés. Certains demandeurs sont des personnes qui ont déjà un emploi, tandis que la grande majorité est issue des personnes qui n’ont jamais travaillé, relève Chalal. Il a indiqué que le taux de chômage actuellement est de « 9,6% ». « Le taux va encore baisser cette année », a-t-il promis. Il s’est appuyé sur les prévisions du FMI.

Essaïd Wakli 

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