La crise économique mondiale fait des émules en Algérie. Après la fermeture de beaucoup de ses usines sur le continent européen, le géant mondial de la sidérurgie, ArcelorMittal, veut limiter les dégâts dans sa filiale algérienne, l’usine d’El-Hadjar.

Selon des sources syndicales, la direction du Complexe Arcelor Mittal d’El-Hadjar, à Annaba, a décidé d’annuler plusieurs contrats d’acquisition d’équipements et d’autres achats. Cette décision est prise suite à des problèmes de trésorerie que connaît la société suite à la crise que connaît le secteur de la sidérurgie de par le monde.

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Nos sources indiquent, par contre, que la direction du complexe n’a pas  l’intention, du moins dans l’immédiat, de faire recours à la suppression d’effectifs ou à des ponctions sur salaires. Bien au contraire. Les travailleurs de l’entreprise auront droit à un prêt spécial de 10 000 DA destiné à l’achat du mouton de l’Aïd, indiquent encore les sources syndicales.

Au mois d’août dernier, un groupe de travailleurs avait adressé une lettre ouverte à l’ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, demandant l’intervention de l’Etat pour empêcher un éventuel plan social. L’inquiétude des travailleurs du complexe d’El-Hadjar est provoquée par une lettre adressée, en juillet dernier, par le président du groupe ArcelorMittal, Lakshmi Mittal aux cadres de son entreprise. Ce dernier y évoque des mesures « douloureuses pour nos collaborateurs et leurs familles » que l’entreprise devait prendre pour faire face à un déficit de trésorerie.

L’inquiétude s’est vérifiée à travers la fermeture de plusieurs complexes en Europe, notamment en France. Le responsable de la filiale algérienne, lui, a rassuré les travailleurs à travers un communiqué où il a promis que l’engagement pris avec les salariés sera respecté.

Essaïd Wakli