Le député-maire Christian Estrosi, pointé du doigt pour son « Vive l’Algérie française », s’est expliqué ce matin sur ces propos, précisant qu’il n’avait pas à être dans « la repentance de l’oeuvre civilisatrice française ».

Ce mardi 23 octobre sur la chaîne LCI, Christian Estrosi est revenu sur sa phrase controversée. Pas d’excuses, ou de démenti, pour le maire de Nice, mais plutôt une justification, et même une accusation :

« J’ai dénoncé l’attitude de M. Hollande qui fait un vrai dérapage en laissant voter par le Sénat une proposition qui fasse reconnaître le 19 mars 1962 comme fin des hostilités en Algérie. Alors qu’il y a eu des milliers de morts chez les harkis et chez les Français qui sont restés en Algérie.

Christian Estrosi a même enfoncé le clou, en soulignant les côtés positifs de la colonisation : « Je n’ai pas à faire oeuvre de repentance à l’égard de l’oeuvre civilisatrice de la France avant 1962 et je ne suis pas nostalgique de l’Algérie Française », a-t-il déclaré

Le 20 octobre dernier Christian Estrosi avait prononcé un discours devant 300 anciens combattants et harkis à Nice. Tous réunis pour dénoncer le projet de loi concernant l’instauration d’une journée de la mémoire pour la fin de la guerre de l’Algérie, le 19 mars. C’est à cette occasion qu’il avait conclu son discours par « Vive l’Algérie française ».

Christian Estrosi sur LCI :

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