Un homme d’affaires français, Rachid Nekkaz, a payé ce lundi 8 octobre trois amendes de 68 euros dressées à l’encontre une femme pour port illégal du voile intégral dans la rue, afin de dénoncer la loi de 2010 qu’il juge « liberticide » appliquée par la France.

 

Le port de la burqa ou du niqab dans les espaces publics est interdit en France depuis 2010/ DR
La jeune femme, une franco-algérienne, originaire de Blida a reçu deux amendes le même jour, le 12 mars, et une troisième le 23 mars 2012, car elle portait le niqab. Ces décisions de justice relèvent de la loi du 11 octobre 2010 qui interdit « une tenue destinée à la dissimulation du visage dans un espace public », comme le niqab ou la burqa.
 
La loi qui crée la polémique

 

Rachid Nekkaz a précisé a donc décidé de payer ses amendes, car il dénonce « l’acharnement » de la justice à l’encontre de la contrevenante. « Opposé à titre personnel » au port du voile intégral, il souhaite la modification de la loi française pour « permettre à ces femmes de circuler librement dans la rue », a-t-il expliqué à l’AFP. 

Toutefois il précise avoir payer que l’amende de la franco-algérienne après qu’elle ait signé une déclaration sur l’honneur dans laquelle elle rejette toute forme de violence et de radicalisme. L’homme d’affaires a déjà payé des amendes pour les femmes voilées verbalisées en Belgique.

Rachid Nekkaz a une démarche originale mais n’est pas le premier à dénoncer cette loi ne concernant que quelques milliers de femmes musulmanes en France. La communauté musulmane et certaines figures politiques françaises avaient dénoncé cette modification de la loi. A l’étranger, Washington avait critiqué cette loi jugée d’atteinte  à la liberté religieuse. Le président français François Hollande a quant à lui dit qu’il maintiendrait la mesure.

 


Notez cet article