L’Algérie tient toujours à la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France durant 132 ans de colonisation. Mardi, dans un entretien à l’APS, le ministre des moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, a affirmé que  les Algériens voulaient « une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français ». 

 

« Au regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l’esprit même des générations qui n’ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connait les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre », a expliqué ainsi le ministre.

 

Par ailleurs, Chérif Abbas a fait savoir que la récente  « reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 » par le Président français François Hollande est « d’abord politique vue la manière dont elle été conçue ». Elle n’est ni donc guère suffisante pour tourner la page sombre du colonialisme en Algérie.

 

La Rédaction