Une enveloppe de plus de 3000 milliards de centimes sera dégagée par l’Etat pour lutter et prévenir les inondations dans les villes et les zones à risque, a indiqué le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eau, Ahcène Ait Ammara.

Les inondations de Bab-el Oued avaient fait des milliers de morts / DR

600 communes exposées aux risques d’inondations bénéficieront de ce programme. Par ailleurs un comité interministériel a réalisé une cartographie des zones inondables, ainsi qu’un inventaire et un chiffrer de toutes les actions prioritaires qui seront entreprises pour lutter contre ce phénomène.

Une menace assez prise en compte ?

Selon Ait Ammara, la problématique des inondations est une « priorité » pour le gouvernement algérien. En effet, la menace de nouvelles inondations est réelle. Comme le rapportait El Watan il  y a quelques jours, Alger fait partie des 14 villes portuaires méditerranéennes avec plus de 1 million d’habitants les plus exposées aux risques d’ inondations.

La Capitale, par sa position géographique a déjà été exposée à de terribles inondations. Doit-on rappeler, la catastrophe arrivée à Bab-el Oued en 2001. Elles avaient fait un millier de morts et des dizaines de disparus. Cette prévention voulue par le gouvernement est-elle suffisante pour ne plus revivre l’épisode douloureux de Bab-el Oued ?

La gestion de crise en cas d’inondation peut-être renforcée, mais rien n’empêchera ce genre de catastrophe. La Direction Générale De La Protection Civile estimait dans un rapport sur les risques d’inondation qu’il « n’existe pas de régions prémunies contre ce risque et que ces évènements sont imprévisibles dans le temps et dans l’espace. » Si certaines régions comme Alger ou l’est du pays sont d’autant plus concernées, tout le territoire peut-être sensible à ce genre de catastrophe naturelle.

Amina Boumazza

Notez cet article