A Berriane, les communautés ibadite et malékite n’ont pas encore fait la paix depuis le dernier conflit dans lequel elles se sont affrontées en 2008. Des affrontements, qui avait provoqué le chaos, avec des blessés et de nombreux dégâts matériels.

«L’Etat doit intervenir pour éviter le pire», a prévenu Omar Bakir Kara, député du assemblement national démocratique (RND) de Ghardaïa dans les colonnes du quotidien Le Temps d’Algérie. Ajoutant «En ce moment, la ville bouillonne et les esprits ne se sont pas vraiment calmés. Il suffit d’un rien pour que les affrontements reprennent». On observe encore des tensions entre les jeunes des deux communautés.

Pourtant en 2010, les représentants des huit factions ibadites et des huit factions malékites avaient signé une charte, consignée en dix points, engageant les deux parties impliquées à une «réconciliation définitive et à une cohabitation durable, dans un climat fraternel et citoyen».

Deux ans plus tard, la signature du pacte de paix ne s’est pas encore concrétisée. «Le problème est entier. Les deux communautés se parlent à peine, refusant un retour à une situation normale. Les familles de chaque communauté ont vendu leurs biens à des prix dérisoires pour rejoindre les leurs de l’autre côté de la ville » raconte Omar Bakir Kara.

AB

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