50 ans après son indépendance, l’Algérie ne possède toujours pas une pelouse conforme aux normes internationales sur laquelle l’équipe nationale peut disputer un réel match de football. La rencontre amicale organisée mercredi soir au mythique stade du 5 juillet a, une nouvelle fois, viré au cauchemar et au scandale. Quelques goûtes de pluie ont suffi pour transformer ce terrain de football en un immense champ boueux et marécageux. L’humiliation fut trop grande d’autant plus que ce match était censé être une fête préparée  à l’honneur de la Fédération Algérienne de Football qui a célébré ses 50 ans d’existence.

Une fête gâchée et un public révolté

Une fête gâchée naturellement par les conditions catastrophiques dans lequelles s’est déroulé ce match,auquel ont été conviées les stars de l’équipe bosnienne. Des joueurs de renom, comme Dzéko et Pjanic, qui évoluent dans les plus grands clubs européens et sur des pelouses dignes ce nom. Mais en Algérie, ils ont découvert qu’on peut être un pays riche et fier de ses pétrodollars sans disposer pour autant d’un stade de football moderne. Ce match amical qui a finalement ridiculisé toute l’Algérie relance plus que jamais la problématique de la qualité des infrastructures dédiées au football national. En 2012, sélection nationale et clubs d’élite souffrent toujours de l’inexistence de terrains et de stades de football dotés de tous les équipements nécessaires. Le football algérien continue ainsi de s’illustrer sur «des champs de patates». Retour sur un scandale qui alimente depuis des années la colère des supporters et amoureux du foot en Algérie…

Dossier préparé par Abderrahmane Semmar