Emeutes contre la fraude. Des citoyens de plusieurs localités du pays n’ont pas trouvé mieux que l’émeute pour défendre leurs voix. Et pour une fois, cela ne se passe pas qu’en Kabylie. Plusieurs autres régions du pays sont concernées.

Ainsi, selon plusieurs sites d’information, les citoyens de la localité de Bousfer, dans la wilaya d’Oran, sont sortis ce matin dans les rues de la ville pour protester contre le vote massif des militaires de la base aérienne en faveur de la maire sortante. Seddik Nadira, issue du Front national algérien, a été réélue. Son domicile a été pris à partie par des citoyens qui se sont également attaqués aux commerces de son mari. Le wali d’Oran, Abdelmalek Boudiaf, s’est rendu sur place pour calmer les esprits. Le représentant de l’Etat a promis une enquête.

A Bouira, les citoyens de plusieurs localités, notamment à Haizar et M’chedallah, ont empêché l’opération de vote jeudi dernier. Ils ont protesté contre le vote systématique des militaires stationnés dans la région. Pourtant, ces derniers devaient voter dans leurs communes d’origine.

Le même scénario a été vécu, le jour du scrutin, dans certaines localités de la wilaya de Béjaïa, où les partis politiques avaient déjà averti les autorités bien avant le scrutin.

Dans un communiqué rendu public le jour du vote, jeudi 29 novembre, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales a indiqué que « Contrairement aux engagements pris par les autorités, les militaires n’ont pas voté par procuration dans leur commune d’origine. Ils l’ont fait, massivement et à travers les 48 wilayas, sur leur lieu d’affectation ».

La commission nationale de surveillance des élections locales a, elle aussi, relevé cette infraction. Mais ses remarques ne sont pas forcément suivies d’effet.

Essaïd Wakli

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