Si les groupes français de Bâtiment et Travaux Publics (BTP) ne cherchent pas à investir en Algérie, c’est à cause de la corruption et « la mauvaise réputation de l’Etat algérien auprès des entreprises et des investisseurs étrangers », a révélé à ce sujet vendredi le quotidien économique français La Tribune.

 

D’après cette source généralement bien informée, « le peu d’intérêt affiché par les groupes français au logement algérien n’est pas seulement lié à leur manque de compétitivité » par rapport à leurs concurrents chinois. Les entreprises françaises boudent également le secteur du logement et ses projets titanesques en Algérie à cause, surtout, « du retards dans les paiements » et la « corruption généralisée ». L’instabilité juridique, la réglementation des marchés publics floue et les difficultés de rapatrier les dividendes ont également découragé les groupes français du BTP lesquels ne veulent désormais plus « s’engager sur le marché de la construction des logements en Algérie ». Pour preuve, « les appels lancés par le gouvernement algérien aux étrangers pour participer au programme de réalisation de deux millions de logements sont restés sans écho auprès des entreprises françaises malgré la crise qui sévit en Europe », conclut à ce sujet La Tribune.