L’UGTA est en train de gagner son pari. Celui de pousser le gouvernement à retourner au crédit à la consommation. Cette option, abandonnée depuis la Loi de Finances 2009, va revenir sous une autre forme : le crédit ne sera accordé que pour des produits nationaux.

«Le principe a été approuvé par le gouvernement», a indiqué dimanche 26 novembre, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), en marge des travaux de la rencontre entre le ministre de l’Industrie, de la Pme et de la Promotion de l’Investissement et l’envoyé spécial du président français pour les relations algéro-françaises, Jean-Pierre Raffarin.

Le secrétaire général de la Centrale syndicale a proposé cette option dans le but de « stimuler la production nationale », a-t-il encore ajouté. « Notre seul intérêt est que derrière chaque produit acheté, ce sont des postes d’emplois qui sont sauvés », a encore précisé Sidi-Saïd. Ce dernier est allé même jusqu’à dire préférer un produit algérien même s’il est mal fait. Il a rappelé que des pays comme la France font recourent à ce genre de politiques, sans hésitations et sans tabous.

De son coté, le président du Forum des chefs d’entreprises n’y voit pas d’inconvénient. Il estime que la balle est dans le camp du gouvernement. Ce dernier semble pour le moment réticent à tout recours au crédit à la consommation. La raison n’est toujours pas précisée.

E. W.