La polémique sur l’exploitation, en Algérie, du gaz de schiste, s’amplifie. Des associations de protection de l’environnement ainsi que des personnalités nationales ont lancé une campagne contre la possibilité d’exploiter ce gaz non conventionnel. L’argument trouvé pour s’opposer à cette option est le même partout dans le monde : atteinte à l’environnement et non maitrise de la technologie dans le domaine.

Dans le monde, seuls les Etats-Unis ont réussi, jusque-là, à exploiter cette ressource souterraine qui demande énormément d’eau. Et l’exploitation coûte énormément cher. Selon Moussa Kacem, enseignant de géologie à l’université d’Oran, qui s’est exprimé samedi dernier lors d’un rencontre à Alger, «seule une poignée de multinationales maîtrisent cette technologie de pointe, la plupart sont américaines». Puis, l’expert soupçonne les Américains de vouloir avoir l’exclusivité de l’exploitation du gaz de schiste. «Outre l’extraction de cette énergie, l’Administration américaine s’intéresse particulièrement aux terres rares, comme le candium, le lanthane, le cérium, le praséodyme, le néodyme, le prométhium ou le samarium, enfouies en grandes quantités du Sud algérien jusqu’au Nord-Mali», a-t-il dit.

Selon des informations concordantes, les Américains veulent être les premiers à répondre favorablement au désir du gouvernement algérien d’exploiter le gaz de schiste. Des sociétés américaines, déjà rompues à ce genre d’opérations, ont déjà proposé leurs services pour bénéficier de marchés juteux.

A rappeler que des pays, dont la France, ont arrêté l’exploitation du gaz de schiste sous la pression des militants écologistes. Ces derniers soupçonnent ces opérations, qui se basent sur la fracturation hydraulique avec l’aide de centaines de produits chimiques, de polluer les eaux souterraines.

E. W.