Le très controversé ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg sera à Alger le 4 novembre prochain, selon un communiqué de l’ambassade de France à Alger.

Arnaud Montebourg rencontrera, à cette occasion, le ministre algérien de l’Industrie, Chérif Rahmani avec qui il va discuter sur la manière de « poursuivre et amplifier le développement de partenariats industriels et technologiques avec l’Algérie, partenaire économique d’envergure, dans un esprit de bénéfice mutuel, en particulier en termes de création d’emplois et de richesses pour nos deux pays, selon le document.

On précise, également, du coté français, que cette visite entre dans le cadre de la préparation de la visite d’Etat qu’effectuera François Hollande à Alger vers la fin de l’année en cours.

Le ministre français de « redressement productif » est connu pour être un personnage à polémique. Car, dans un pays où l’économie de marché est de mise, l’ancien candidat à la candidature socialiste à l’élection présidentielle de mai 2012, prône la nationalisation et la protection de la production nationale. Il s’était notamment distingué par un appel aux Français de ne pas acheter des voitures coréennes, extrêmement compétitives. Il avait également tenté d’empêcher les délocalisations des entreprises françaises dans d’autres pays, notamment en Asie et en Europe de l’Est.

C’est sur le dossier des délocalisations que Arnaud Montebourg est attendu en Algérie. Car, sa visite intervient à un moment où les deux pays sont entrain de finaliser l’implantation d’une usine Renault en Algérie. Alors que cela n’était qu’une hypothèse il y a de cela quelques mois, le projet est entrain d’être concrétisé. Des équipes du constructeur français sont même à pied d’œuvre dans la banlieue oranaise où devra être implantée l’usine qui produire au moins 75000 véhicules par an.

Il ne s’agit certes par de délocalisation, mais la venue de Renault en Algérie n’est pas bien accueillie partout en France. Surtout pas pour des personnalités de la gauche du Parti socialiste, dont M. Montebourg fait partie. Même si, par souci de réalisme, ce dernier a souvent mis ses convictions dans le tiroir.

Essaïd Wakli

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