La demande d’arbitrage international du milliardaire égyptien Naguib Sawiris n’a pas reçu d’écho chez nos dirigeants politiques.  Toutefois, Karim Djoudi, le ministre des finances, est sorti de son silence lorsqu’il a été interrogé par le site d’information TSA à qui  il a répondu :  « Je n’ai pas de commentaire à faire ». Le ministre s’est dit également peu surpris de cette demande.

La demande de Naguib Sawiris gênerait-elle le gouvernement algérien ? Ce dernier s’est montré discret, après l’attaque du magnat égyptien des télécoms. Pas de commentaire pour Karim Djoudi, mais quand même une petite phrase : « Ce n’est pas une information nouvelle pour nous. Cela remonte à plus d’une année ». Pas de surprise donc et pas d’inquiétude pour le gouvernement algérien prêt à affronter l’arbitrage international dans le dossier Djezzy.

Le ministre des finances justifierait presque la requête de l’homme d’affaires égyptien : « En matière commerciale, lorsqu’ils ne sont pas en accord avec une décision, les opérateurs ont toujours la possibilité d’engager dans le cadre des conventions passées entre les États des demandes d’arbitrage international », a expliqué Karim Djoudi à TSA.

Le patron d’Orascom Télécom, et ex-propriétaire de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy, réclame 5 milliards de dinars à l’Algérie à qui il reproche d’avoir fait échouer son projet de  » construire le premier grand opérateur arabe global. » Il accuse Alger d’avoir mené « une campagne de harcèlement » contre sa filiale Djezzy.