Tribune : Algérie-Maroc, une identité tatouée, malgré les frontières

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La frontière algéro-marocaine est fermée depuis trop longtemps. Deux journalistes algérien et marocain lancent un appel fraternel pour sa réouverture.

Séparer deux pays voisins signifie séparer les deux parties d’une histoire en commun. La géographie, c’est non seulement des passerelles et des frontières, mais c’est surtout une partie constituante de l’identité humaine.

Etablir un mur entre deux pays limitrophes, très liés sociologiquement et ethnologiquement, est une manière de déformer une mémoire commune, qui remonte à des centaines d’années.

Dix-huit ans ont passés depuis la fermeture des frontières algéro-marocaines, à la suite d’une décision politique qui n’a pas pris en considération la particularité et la spécificité de la zone frontalière.

Jusqu’à ce jour, nous ne constatons aucunes prémices de rapprochement entre les gouvernements des deux pays, qui pourraient mener à lever l’état de séparation, imposé sur les deux peuples.

Deux pays liés par l’histoire…

L’Algérie et le Maroc sont deux points de rencontres historiques continuelles. Un attachement très profond les lie l’un à l’autre. Un attachement qu’on ne peut pas couper sur une simple décision politique.

Ali El Hammami (1902-1949) en a été témoin. Originaire de la Grande Kabylie, natif de Tiaret, Ali El Hammami s’est battu pendant des années aux côtés d’Abdelkrim El Khattabi(1882-1963) dans la guerre de libération d’El Rif.

El Hammami a toujours vécu de près des Marocains, et est mort dans un crash d’avion au Pakistan avec un autre marocain, Ben Aboud, laissant derrière lui l’un des premiers romans de la littérature maghrébine d’expression française: Idriss (1946), préfacé par Abdelkrim El Khattabi lui-même…

Saïd Khatibi, écrivain et journaliste algérien et Mohcine Attiki, blogueur et journaliste marocain

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