Ce document, qui doit être soumis au gouvernement israélien, affirme que renverser le régime de Mahmoud Abbas serait la seule option valable si la Palestine obtient le statut d’Etat non membre à l’ONU fin novembre.

« Toute autre option (…) signifierait d’agiter un drapeau blanc et de reconnaître l’échec des dirigeants israéliens à relever ce défi », poursuit le document, qui doit être entériné par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avant d’être présenté au gouvernement.

M. Abbas a annoncé lundi soir que la demande de rehaussement du statut palestinien serait présentée à l’Assemblée générale de l’ONU le 29 novembre. A ce jour, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui représente la plupart des partis palestiniens et conduit les négociations avec Israël, a un statut d’ « entité observatrice » aux Nations Unies. M. Abbas, président de l’OLP et de l’Autorité Palestinienne, souhaite que la Palestine obtienne le statut d’Etat non membre sur la base des frontières établies avant la guerre de 1967 durant laquelle Israël occupa la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem Est.

Avigdor Lieberman avait déjà prévenu le 24 octobre, lors d’une rencontre avec la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton, que si les Palestiniens « persistaient dans ce projet, (il) ferait en sorte que l’Autorité palestinienne s’effondre », selon les médias israéliens.

Le document indique que l’obtention d’un statut d’Etat non membre de la Palestine porterait atteinte à la crédibilité d’Israël et mettrait en péril tout accord de paix qui leur soit acceptable. Il ajoute que si les palestiniens venaient à abandonner leur projet, « un accord devrait être trouvé afin de créer un état le long des frontières actuelles, au moins jusqu’à ce que la région soit stabilisée, que de nouvelles élections aient lieu au sein de l’Autorité Palestinienne et que les relations entre la Cisjordanie et la bande de Gaza soient clarifiées ».

Le chef de négociateurs palestiniens Saeb Erekat a affirmé qu’il prenait les menaces de l’état hébreu très au sérieux et qu’il n’écartait aucune tentative israélienne de nuire au président. Celui-ci a pour sa part déclaré qu’il ne souhaitait de confrontation avec personne, ni les Etats-Unis ni Israël. « S’il est possible de commencer un dialogue ou des négociations le jour suivant le vote, nous le ferons », a-t-il promis.

LS

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