Algérie : l’enseignant, une denrée rare ?

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La Fédération nationale des associations des parents d’élèves a tiré la sonnette d’alarme. L’Algérie manque cruellement d’enseignements et les autorités publiques ne font rien pour remédier à ce déficit qui met en péril la scolarité des élèves et des écoliers.  « Le premier trimestre tire à sa fin et les élèves ne connaissent pas encore certains de leurs enseignants », a confié dans ce sens Khaled Ahmed, le président de cette fédération nationale.

 A en croire le porte-parole des associations des parents d’élèves, une véritable pénurie d’enseignant frappe de plein fouet l’Algérie.  « Nous sommes inquiets de l’ampleur prise par ce phénomène. Les associations des parents d’élèves font écho du manque récurrent au niveau des établissements des quatre coins du pays. Il ne s’agit pas uniquement des deux matières comme les maths et le français dont le ministère peine à trouver des enseignants en nombre suffisant, mais d’autres matières comme les sciences, la physique l’histoire-géographie et les langues étrangères. Cela devient inquiétant », explique-t-il dans une déclaration à El Watan où il aborde les multiples raisons de cette problématique complexe qui menace carrément l’avenir de l’école algérienne d’autant plus que le concours de recrutement organisé avant la rentrée scolaire par le ministère de l’Education nationale ne semble pas avoir donné ses fruits.

 Pour preuve, « dans des wilayas de l’intérieur du pays, comme Djelfa, Laghouat, Aïn Defla et Adrar, des postes sont restés vacants en raison du refus des enseignants fraîchement recrutés de rejoindre ces régions », a dénoncé Khaled Ahmed selon lequel « 54 000 enseignants se sont présentés comme candidats aux locales ». « Nous ignorons pour le moment le nombre de ceux qui ont été élus, mais nous craignons que leur postes restent vacants pour longtemps, avant que la tutelle ne procède à leur remplacement. Les professeurs élus déposeront certainement une demande de détachement, le temps de leur mandat, ce qui créera un véritable trou pour les services des ressources humaines », assure en dernier lieu le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves.