François Hollande apprécie beaucoup l’Algérie. C’est le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, qui l’a affirmé à l’hebdomadaire français le Journal De Dimanche (JDD). Selon Kader Arif, l’Algérie,  « c’est un pays que François Hollande aime ». « A chacun de ses déplacements, on a pu constater qu’il avait une relation un peu particulière, privilégiée. Pas seulement avec les responsables politiques, mais aussi avec la population », relate le ministre français qui accompagnera François Hollande lors de sa visite d’Etat la semaine prochaine à Alger et Tlemcen.

« Dès 2006, le premier secrétaire du PS, François Hollande, avait fait un déplacement en Algérie. Nous y sommes revenus en 2010, il a alors rencontré Monsieur Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, décédé en avril dernier. C’est une rencontre qui marque. Les contacts entre la France et l’Algérie sont de très bonne qualité », explique encore Kader Arif au JDD.

Au sujet de la revendication algérienne de repentance, Kader Arif a fait savoir que « nous l’avons toujours rejeté. Il ne faut pas rester dans une espèce de relation braquée sur tel ou tel mot. Il n’y a pas de volonté de repentance de la part du gouvernement français », a-t-il indiqué avant de souligner que cela « n’empêche pas, et ça vaut pour les deux rives de la Méditerranée, de regarder notre passé commun avec lucidité. Il ne s’agit pas de s’auto-flageller mais de regarder les choses positives et négatives qui ont pu s’opérer dans cette relation ancienne et complexe », assure le ministre français. Kader Arif a relevé en dernier lieu que « la vision de la France n’est pas celle de réimposer un point de vue à l’Algérie ». « Il faut voir comment on peut établir avec l’Algérie de nouveaux échanges économiques, travailler dans le domaine de l’Education, de l’Agriculture, des transferts de technologie. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on peut travailler main dans la main, avec la volonté de se traiter d’égal à égal », a-t-il, enfin, expliqué.