Le geste de Longuet continue de susciter des réactions algériennes

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Plusieurs semaines après sa diffusion par les réseaux sociaux et les chaines de télévisions, le geste déplacé du sénateur français Gérard Longuet envers les Algériens continue de susciter des réactions de la société civile des deux cotés.

Ainsi, une association d’Algériens installés en France, appelée « Rassemblement démocratique algérien pour la paix (RDAP) » a envoyé, hier vendredi, une requête au président français François Hollande afin de s’exprimer sur la question. D’autant plus qu’un autre député de l’Extrême Droite, le célèbre avocat Gilbert Collard, a lui aussi fait preuve d’une indélicatesse envers l’Algérie.

« Nous vous réclamons un droit de rétorque à ces offenses et mépris, tant sur la chaîne « Public Sénat » que sur la chaîne LCI ou la chaîne nationale « France 2 », écrit cette association qui rappelle au chef de l’Etat français qu’une action pénale est pendante devant le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre des élus pour ces délits non couverts par l’immunité parlementaire, rapporte l’agence APS.

« Nous déplorons l’absence d’initiative de la Chancellerie et du Parquet de Paris, ayant toute latitude de poursuivre les faits d’office, comme les y autorisent la loi », souligne cette association des droits de l’homme implantée en France et présidée par Saada Zaoui.

Cette association joint sa voix à celles d’autres associations et partis politiques qui, aussi bien en Algérie qu’en France, ont non seulement dénoncé cette « insulte » de Gérard Longuet, mais ils ont demandé aux hautes autorités françaises, à leur tête le président Hollande, d’intervenir afin d’éviter ce genre de dérapages.

Gérard Longuet, sénateur et ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, avait fait un bras d’honneur aux Algériens à l’occasion de la célébration du 1er Novembre. L’homme, réputé pour être proche des milieux de la droit dure, répondait à une question sur la demande de repentance formulée par les autorités algériennes aux responsables français. Le ministère français de l’Intérieur, Manuel Valls, n’a pas voulu commenter ce qu’il considère comme « un dérapage individuel ».

Essaïd Wakli