C’est le groupe français CGG Veritas qui va réaliser le premier forage pétrolier d’exploration offshore dans les eaux territoriales algériennes. Le PDG de Sonatrach,  Abdelhamid Zerguine, a annoncé lundi depuis Tiaret, à l’ouest du pays, qu’un contrat vient d’être signé avec ce groupe français.  Selon les explications fournies par le PDG de Sonatrach, ce groupe français va également réaliser des études sismiques de l’offshore algérien. Le traitement et l’interprétation de ces données sismiques permettront de déterminer avec exactitude le potentiel d’hydrocarbures des blocs sous-marins qui seront explorés. Il s’agit, plus exactement, de  deux blocs d’exploration, dont un de 3.000 km2, situé entre Bejaia et Annaba et un second entre Ténès (Chlef) et Mostaganem de 2000 km2.

L’année dernière, des données sismiques acquises par Sonatrach ont révélé que les zones susceptibles de contenir des hydrocarbures sont situées entre 2.000 et 2.500 mètres de profondeur. Cependant, explorer et exploiter du pétrole loin des côtes et en haute mer est loin d’être une sinécure car  le coût d’un seul forage en mer avoisine les 100 millions de dollars. Mais cela n’a pas découragé pour autant Sonatrach et les autorités algériennes qui sont, semble-t-il, déterminées à se lancer dans cette nouvelle aventure. Il est à rappeler que, début novembre,  Sonatrach avait annoncé qu’elle allait réaliser ce forage seule s’il elle ne parvenait pas à trouver un partenaire jouissant d’une expérience avérée dans ce domaine. Aujourd’hui, cette probabilité est exclue puisqu’un contrat vient d’être conclu avec le groupe français CGG Veritas qui est spécialisé dans l’exploration du sous-sol. C’est l’une des entreprises les plus réputées dans ce domaine car elle existe depuis 1931.

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