Le Mali connaît une avancée dans la résolution de son conflit qui perdure dans le nord du pays depuis la prise de contrôle de la région par des groupes islamistes. Vendredi 21 décembre, à Alger, Ansar Dine et le MNLA ont signé un accord de partenariat pour s’entendre et résoudre la crise malienne. 

Le porte-parole d’Ansar Dine, Mohamed Aharib et le représentant du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Bey Dickman se sont engagés dans un accord visant à « sécuriser les zones sous leur autorité, à travers la mise en place de forces de sécurité composées des éléments de leurs groupes respectifs. » Ce partenariat s’est fait sous l’égide de l’ Algérie, qui a toujours souhaité privilégier la solution du dialogue, alors qu’une intervention militaire se prépare pour 2013.

Le document signé par Ansar Dine et le MNLA contient plusieurs engagements de la part des deux mouvements. Il prévoit que chaque groupe doit, « s’abstenir de toute action susceptible d’engendrer une situation de confrontation et toute forme d’hostilité dans la zone qu’ils contrôlent », notamment à s’investir dans le sauvetage des personnes prises en otages, et à éviter les risques de rapt.  Ainsi Ansar Dine et le MNLA promettent de « conjuguer et coordonner leurs positions et actions dans le cadre de toute démarche visant la recherche d’une situation pacifique et durable avec les autorités de transition maliennes, avec les garanties des parties concernées. »

Désormais, pour que ces solutions soient applicables, « il appartient maintenant au pays médiateur (l’Algérie) de fixer un calendrier des négociations. C’est un processus qu’on vient d’engager, il faut qu’on aille vite », a déclaré Mohamed Aharib, d’Ansar Dine, lors d’une conférence de presse, le jour de la signature. En revanche, même s’il s’engage à lutter contre l’insécurité dans le Nord Mali, ce dernier a précisé que son mouvement « refuse catégoriquement de renoncer à la charia ».

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