Le ministre de l'intéreur français Manuel était en visite à Alger pendant 2 jours / DR

La France a repoussé l’amendement de l’accord bilatéral de 1968, qu’elle avait signé avec l’Algérie, et qui offrait des conditions plus favorables aux immigrés algériens.

Cela faisait deux ans que la France et l’Algérie négociaient autour de l’amendement de cet accord. Le ministère de l’Intérieur français a indiqué à l’AFP, qu’ « il n’y a pas de projet à modifier l’accord bilatéral ». Mais les négociations ne sont pas pour autant enterrées, « ça ne veut pas dire qu’on ne travaille pas sur le sujet. Il y a un groupe de travail avec le gouvernement algérien » a précisé la même source à l’AFP.

Les discussions autour d’une modification de l’accord avaient été entamées en 2009, sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui avait entamé une politique de limitation de l’immigration. Alors que la France souhaitait aligner les règles de circulation des Algériens sur le droit commun appliqué à tous les étrangers, l’Algérie s’est battue pour conserver les conditions de cet accord.

Il faut savoir que l’accord bilatéral de 1968 organise les conditions d’entrée, de séjour et d’emploi des Algériens en France. Les Algériens ont le droit à certains privilèges par rapport à d’autres étrangers comme le regroupement familial par exemple. Alger a toujours tenu à conserver ces exceptions en raison de la relation franco-algérie si particulière. Selon une source de l’ancienne équipe gouvernementale, précise l’AFP,  l’Algérie avait menacé de cesser sa coopération en matière de lutte contre le terrorisme en cas de recul sur ce point.