Deux mois après les élections locales du 29 novembre, le rapport de la Commission nationale de surveillance des élections n’est toujours pas prêt.

Réunis mardi à Alger pour discuter de la mouture du rapport présenté par le rapporteur de la commission que préside Mohamed Seddiki, les membres de l’instance qui regroupe les partis politiques ont rejeté le document dans « la forme et le fond », selon un membre de la commission. Notre interlocuteur a expliqué que ce rapport a été rejeté parce qu’il ne contient pas « tous les aspects du déroulement des élections ».

Parmi les « ratés » du rapport, notre interlocuteur a cité le « vote massif de l’armée ». « La mouture ne contient aucune référence au vote des corps constitués. En somme, il est à coté du sujet », révèle notre source.

Une commission, composée de plusieurs membres, a été désignée par réécrire le rapport. Ce dernier devra être prêt d’ici une quinzaine de jours. D’ici là, les dizaines de membres de la commission nationale de surveillance des élections continuent de bénéficier des largesses de la République : un chauffeur pour chacun à raison de 18000 DA/jour, des repas à l’hôtel El-Djazaïr, des lignes de téléphone gratuites et des micro-ordinateurs avec connexion Internet.

Essaïd Wakli

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