L'homme politique français Noël Mamère n'y va pas de main morte avec le régime algérien. Interviewé le 21 janvier dans l'émission Mots Croisés sur la chaîne France 2, il accuse l'Algérie d'être un Etat à la merci de "généraux corrompus", proches des mouvements islamistes du Nord-Mali.

Répondant aux questions concernant les conséquences de l’attaque terroriste d’In Amenas sur les relations entre l’Algérie et la France, Noël Mamère, un personnage politique très connu sur la scène politique française, a expliqué que   »François Hollande est condamné à devenir un soutien du régime algérien dans cette affaire et c’est l’un des dégâts collatéraux important ». Il s’agit, d’après l’ancien leader des écologistes en France, d’une contradiction  car il estime que la France « ne peut pas soutenir les printemps arabes et soutenir un régime qui ne veut pas de ce printemps, qui tient son peuple d’une main de fer et qui assassine et torture. »

Advertisement

D’autre part,  Noël Mamère  s’est montré très critique  à l’égard de l’Etat algérien : « nous savons que le régime algérien est un régime de généraux corrompus, qui ne partage pas les richesses, dont nous savons qu’il a joué un jeu très dangereux avec ceux qui, aujourd’hui, occupent le nord du mali et essayent d’imposer le djihad, parce que l’on sait que ces régimes dictatoriaux ont toujours besoin d’un peu de terrorisme », a-t-il dénoncé à cet égard.

L’attaque d’In Aménas, un moment  charnière pour l’Algérie

Noël Mamère, malgré son opinion négative sur le régime algérien est également d’avis que la « réponse qui a été apportée par une partie des militaires qui n’était pas d’accord avec le survol des avions français du territoire a été effectivement sanglante, mais il n’y avait pas de possibilité de négocier », a-t-il indiqué.  Mais, selon lui, ce qui attend l’Algérie est dangereux. L’attaque d’In Amenas, sur un complexe gazier et la prise d’otages de plusieurs expatriés dans différents pays va changer les comportements en Algérie. « Ces gens qui se présentent comme martyrs et qui n’avaient pas du tout de volonté  de négocier avait comme  but d’aller à la mort. Ils vont sans doute lever un sentiment national en Algérie,  et sans doute participer à l’unification de ces mouvements terroristes, qui étaient hétéroclites jusqu’à présent », analyse-t-il en dernier lieu.