Les pays arabes se sont réunis en Arabie Saoudite pour un sommet économique qui a débuté lundi. Ils abordent depuis deux jours leurs relations commerciales et la possibilité de créer un marché commun arabe solide.

L’Algérie comme d’autres pays arabes participent actuellement à ce troisième sommet économique qui durera trois jours, rapporte l’APS. Différents dirigeants arabes planchent depuis lundi soir à Ryadh, pour renforcer leurs investissements, leurs échanges commerciaux et la création d’un marché commun arabe.

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En effet les pays arabes ont encore très peu développer des relations économiques et commerciales. Les investissements interarabes ne dépassaient guère la barre des 25 milliards de dollars, en 2011 selon un récent rapport du Conseil économique et social arabe. Quant au commerce inter-arabe, il ne constitue pas plus de 10% du total des échanges commerciaux des pays arabes.

Des freins législatifs au développement économique

Pourquoi les pays arabes pourtant proches sur différents points ne parviennent pas à s’entendre économiquement et à développer un marché commun ? Selon le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe pour les affaires économiques, Mohammed al-Tuwaijri, « les législations en vigueur dans les pays arabes font fuir les investissements ». Ce sommet permettra alors de chercher des moyens pour lever les obstacles entravant les investissements inter-arabes.

Lutter contre le chômage des jeunes

L’harmonisation des ces différentes économies pourrait à grande échelle répondre à des problèmes sociaux majeurs, tels que la pauvreté, ou le taux de chômage très important dans le monde arabe, qui avait atteint en 2011 un niveau très élevé : environ 16%. Ce thème sera abordé lors du sommet mais également lors de tois forums consacrés aux jeunes arabes, au secteur privé et à la société civile  prévus en marge de ce sommet.

Le prince héritier saoudien Salmane Ben Abdel Aziz, qui représentait le roi Abdallah, à ce sommet, a d’ailleurs souligné les défis économiques et sociaux des pays arabes. « Les problèmes urgents de développement auxquels font face nos pays sont très difficiles, notamment la pauvreté, le chômage et les maladies, et il est nécessaire de déployer des efforts pour les éradiquer », a-t-il dit.

Le président égyptien Mohamed Morsi fait le même constat et estime qu’il est nécessaire « d’instaurer un marché commun arabe, en suivant l’exemple d’autres blocs régionaux qui ont réalisé la complémentarité économique en dépit des différences entre leurs peuples ». Il a appelé à « affronter le problème du chômage parmi les jeunes arabes ».

La rédaction avec APS