Une fondation nationale composée de plusieurs partis politiques vient d’être créée afin d’œuvrer pour la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France avant l’Indépendance de l’Algérie.

Elle s’appellera la « fondation du 18 février » et sera composée de 11 partis et et d’une organisation de défense de la mémoire et de la souveraineté.  La fondation aura pour but de défendre la reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux. Parmi les membres de cette fondation se trouvent 11 partis et une seule association, dont le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le mouvement Ennahda, le Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), le parti El-Fadjr El-djadid, le Rassemblement national républicain (RNR), le Mouvement national des indépendants, le parti de la Justice et du manifeste (PJM) et l’instance nationale anticolonialiste.

Inscrire la « criminalisation » du colonialisme dans la loi

Selon le secrétaire général du mouvement Ennahda, Fateh Rebiai, ce groupe s’est basé sur une plate-forme appelée « document cadre », pour amener « la France officielle à reconnaître ses crimes, vu l’imprescriptibilité des crimes », et poursuivre son combat jusqu’à la reconnaissance des crimes coloniaux. « La fondation du 18 février » sera donc composée d’un comité permanent représenté par les partis et organisations fondateurs. Elle agira ainsi par le biais de commissions ad hoc chargées d’élaborer des dossiers sur les crimes de la France coloniale et de commissions locales qui seront installées prochainement. Ce groupe a, d’autre part, appelé à inscrire de nouveau la loi criminalisant le colonialisme (1830-1962) dans l’agenda du parlement.

Une reconnaissance partielle

Cette fameuse reconnaissance est très attendue, d’autant plus depuis la célébration du cinquantième anniversaire de l’Indépendance algérienne. La venue de François Hollande à Alger et son discours devant le parlement, avaient permis une première avancée. Le président français avait alors reconnu « les souffrances infligées à l’Algérie », et avait dénoncé le système colonial qu’il a jugé de «profondément injuste et brutal». Toutefois l’Algérie attendait plus de la France, comme des excuses, ou la reconnaissance d’actes de torture et de tous les crimes coloniaux, qui ont découlé de cette période de domination.

La rédaction avec APS

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