Algérie : deux jeunes filles maliennes victimes d’un viol collectif à Oran

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Les violences subies par les jeunes femmes sub-sahariennes inquiètent en Algérie. Ces femmes qui ont immigré en Algérie sont souvent victimes de brimades, d’agressions physiques et sexuelles. Et ces violences commencent à prendre des proportions alarmantes comme en témoigne le tragique destin de ces deux jeunes filles maliennes victimes, jeudi soir, d’un viol collectif à Oran.

Sur son site internet, la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a révélé que ces deux jeunes filles ont  été agressées par une bande de jeunes au niveau du bidonville appelé « Coca » et situé dans une forêt qui se trouve à la périphérie d’Oran. Tout a commencé vers 20 h heures lorsque les deux jeunes filles camerounaises « venaient d’être libérées de la prison après avoir été emprisonnées sans motifs une semaine auparavant suite à une rafle » de la Police, explique la LADDH d’après laquelle « les deux jeunes filles allaient regagner leur domicile quand des assaillants les ont menacées d’armes blanches puis emmenées dans une maison dans le même quartier et violées en groupe » !

Les deux pauvres jeunes femmes ont vécu un véritable cauchemar. Violées à tour de rôle, elles ont été violentées et rouées de coups. L’une des victimes a pu s’échapper, vers minuit, toute nue ! « Elle a été recueillie par une famille algérienne qui lui a offert des habits », explique encore la LADDH. L’autre jeune fille a pu être libérée par la suite grâce au voisinage qui a été  alerté par les cris désespérés  de la victime laquelle n’en pouvait plus de subir la barbarie de ses agresseurs. Il est à souligner que les deux victimes se sont déplacées vendredi à la gendarmerie de « Yaghmourassen » à Oran pour déposer plainte « mais les gendarmes ont refusé de les entendre et d’enregistrer leurs plaintes », s’indigne la LADDH dont les représentants à Oran se sont rendus « à la gendarmerie après la prière du vendredi pour protester et demander l’enregistrement de la plainte car les agresseurs et leur domicile sont connus », a-t-on indiqué en dernier lieu.