Les dépenses des communes seront minutieusement contrôlées  par la Direction générale du Budget (DGB), a révélé lundi Farid Baka, directeur général du Budget. Dans un entretien accordé à l’agence de presse l’APS, ce responsable a expliqué que « nos contrôleurs ont, jusqu’à présent, couvert l’ensemble des communes chefs lieu de wilaya et de daïra, nous devons arriver à contrôler toutes les communes restantes d’ici à la fin de l’année pour soumettre au contrôle les 1.541 communes du pays ».

D’après ce même responsable, ce contrôle fiscal,  appelé  « contrôle des dépenses engagées », a été imposé depuis 2010 aux communes. Ce contrîole vise à vérifier la « régularité des budgets municipaux avant qu’ils ne soient exécutés pour éviter les dépenses non réglementaires et conduire les APC à ne plus cumuler des dettes que l’Etat finit par éponger », a précisé ainsi Farid Baka qui a souligné que ce contrôle a pour principal objectif de réduire le nombre des communes déficitaires. Il est à rappeler à ce sujet qu’à la fin des années 1990, l’Algérie comptait plus de 1.200 communes déficitaires, soit près de 80% de l’ensemble des communes, cumulant une dette d’une vingtaine de milliards de DA, selon des données officielles. Aujourd’hui, l’Etat cherche à « s’assurer que la commune n’engage des programmes qu’en fonction de ses capacités réelles de financement ». Ce qui évitera surtout aux collectivités locales de se retrouver dans des situations d’endettement, a relevé M.  Baka d’après lequel « les collectivités locales ne peuvent s’engager dans la réalisation de projets et procéder au recrutement du personnel que si elles ont les capacités financières correspondantes », a-t-il  soutenu en dernier lieu.

 

Notez cet article