La cancer gagne du terrain en Algérie, mais aussi dans le monde entier. Dépistage tardif, traitements insuffisants, mortalité élevée, le cancer est un véritable fléau pour les pays en développement.

Le cancer est définitivement devenu la maladie du XXIe siècle. Lundi était célébrée la journée mondiale de lutte contre le cancer, l’occasion de faire un bilan sur cette maladie qui gangrène un bon nombre de sociétés. Une chose est sûre, c’est que le cancer ne cesse de se propager, de telle sorte qu’elle inquiète même l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) qui souligne une insuffisance de soins dans plusieurs pays en développement, dont l’Algérie.

Les pays en développement en retard sur le traitement de la maladie

Dans son rapport publié hier, l’OMS indique que de nombreux pays ne parviennent pas à mettre en place de plan fonctionnel de lutte contre le cancer qui englobe la prévention, la détection précoce, le traitement et les soins. Une récente enquête menée par l’OMS sur les capacités nationales de lutte contre les maladies non transmissibles, qui a rassemblé les réponses de 185 pays, a révélé d’importantes lacunes dans la planification de la lutte et des services contre le cancer.

L’urgence est donc dans la mise en place d’un plan de lutte de tous les jours et non seulement à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le cancer. Plusieurs associations luttant contre cette maladie ont demandé aux autorités algériennes de travailler « en synergie » avec elles afin d’informer et favoriser l’accès aux soins des personnes cancéreuses. Un plan national, incluant tous les acteurs travaillant dans le traitement de cette maladie, devient indispensable pour l’Algérie.

D’avancées au recul…

En effet, en Algérie, malgré une certaine avancée dans la proposition de ses traitements, et sa connaissance de la maladie, se retrouve dépassée par le nombre de nouveaux cas de maladies par an. Des initiatives continuent à être lancées, par exemple la mise en place hier, du premier mammobile, une unité mobile de dépistage du cancer du sein. La première étape se déroule à Biskra, retenue comme wilaya pilote pour cette opération préventive, avant sa généralisation dans tout le pays, afin de donner l’accès aux femmes habitant les zones rurales et les régions enclavées à des consultations médicales spécialisées de dépistage précoce du cancer du sein, l’une des premières maladies qui touchent les Algériens.

Par ailleurs, l’Etat algérien avait alloué en 2012 un budget spécial de 21 milliards de DA pour l’importation des médicaments anti-cancéreux. Et pourtant le taux de prévalence au cancer ne cesse d’augmenter, touchant tous les âges et tous les sexes. Signe que la lutte contre le cancer n’en est qu’à son commencement.

La rédaction avec APS

 

Notez cet article