Un nouveau procédé scientifique, consistant à transformer des dattes sèches algériennes en farine et en comprimés, a été présenté lundi à Alger par son inventeur, le Pr Benamar Salem, professeur à l’Université de Boumerdès.

Le Pr Benamar a expliqué, à l’occasion d’un atelier de valorisation technologique, organisé par l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et de développement technologie (ANVREDET), a expliqué que le procédé, qui est à l’état « expérimental », consiste en la production d’aliments fonctionnels, diététiques ou compléments alimentaires à partir de dattes sèches.

Il s’agit notamment des variétés de datte « Mech-Degla », « Degla Beida » et « Freeza », sachant que l’Algérie, a-t-on précisé, est la quatrième au monde en matière de production de dattes et la première en matière de variétés (quelques 250 variétés dans la région du Ziban).

Cette nouvelle invention permet d’obtenir des poudres pures ou allégées, ainsi que des comprimés purs, allégés, ou des supports d’extraits de plantes, selon le Pr Benmar.

Parmi les avantages de cette invention, il a cité la disponibilité de la matière première en Algérie, la non-complication du procédé de fabrication et l’absence de matières pour l’enrobage et le compostage dans les pastilles obtenues.

Il a souligné, à ce titre, que les premiers résultats obtenus sont « très concluants » et que l’utilisation des comprimés de dattes est « prête » à tous types d’extrait de plantes pharmaceutiques.

« Cette nouvelle invention est destinée soit aux malades ou bien comme aliments », car, a-t-il dit, le monde « se penche vers des aliments-santé ».

Le directeur général de l’ANVREDET, Mohamed Taïbi a soutenu, de son côté, que son agence détient, aujourd’hui, « une expérience importante d’accompagnement d’une l’idée innovante jusqu’à la création et la mise en place de la micro-entreprise », rappelant, à cette occasion, l’obtention d’une quarantaine de brevets d’invention suivant cette approche.

Evoquant la question du financement des projets, M. Taïbi a précisé que le ministère des Finances autorise, à la faveur de la modification du statut du Fond national de la recherche, a permis à l’ANVREDET de porter une aide à l’innovation, estimant toutefois que cette aide n’est pas encore arrivée au niveau voulu.

Il a expliqué en outre, que son agence a retenu 137 projets. « Sur ces 137 projets, une trentaine peuvent être transformés en micro-entreprises innovantes », a-t-il ajouté.

A noter, que ce projet de transformation des dattes sèches algériennes en farine ou en comprimés a été présenté devant des experts et représentants de ministères et de différentes institutions publiques.

Lu sur Algérie Presse Service

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