Les enseignants algériens sont pointés du doigt par le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST). Il estime que leur formation de professeurs a été insuffisante et ne leur a pas donné les outils nécessaires pour enseigner correctement dans les écoles.

Le coordinateur du SNAPEST, Meziane Meriane, interrogé par la radio Chaîne III, a estimé que la formation des enseignants et des instituteurs algériens n’était pas assez qualifiante et que les diplômes délivrés les établissements formant les professeurs sont « insuffisants ». « Le manque de formation des enseignants et des instituteurs est à l’origine de pas moins de 50% de l’échec scolaire, d’où la nécessité de revoir les méthodes de formation appliquées au niveau des écoles normales », a indiqué le syndicat.

Le coordinateur du SNAPEST a ainsi proposé d’inclure des cycles de formation au profit des enseignants, « notamment en matière de connaissance psycho-pédagogique avant tout recrutement » et de revoir les méthodes de formation appliquées au niveau des écoles normales.

L’échec scolaire est un problème majeur qui touche toutes les catégories d’élèves en Algérie. Les chiffres sont alarmants, et parlent d’eux-mêmes. Seulement 15% des élèves inscrits depuis la première année primaire atteignent la phase universitaire, alors que 50% d’entre eux abandonnent le milieu scolaire une fois arrivés au lycée.

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