En attendant l'intervention militaire groupée les soldat maliens pourraient être armés et entraînés par les états membres de l'ONU / DR

La situation militaire au Mali évolue d’heure en heure. L’avancée rapide des forces militaires françaises et africaines a modifié les équilibres et les rapports de force au nord du Mali. Naguère sous domination des groupes djhadistes, cette région du Sahel se retrouve désormais entre les mains des armées africaines et française. Après avoir perdu en un laps de temps record Tombouctou, Gao, et d’autres villes et localités, les groupes islamistes se sont repliés à l’extrême nord pour se réfugier  dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal (1.500 km de Bamako), tout près de la frontière Algérienne.

Pour débusquer ces groupes, l’aviation française a commencé, depuis deux jours, à bombarder cette région désertique qui a toujours constitué une cachette idéale pour les réseaux  terroristes.   Et à propos des frappes aériennes menées pendant le week-end sur les Ifoghas, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius a estimé que les islamistes qui y sont réfugiés « ne peuvent rester là-bas durablement que s’ils ont des moyens de ravitaillement. Donc l’armée, de manière très efficace, est en train de saper cela ».

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De son côté, l’Algérie, face à ses bombardements qui se déroulent à ses portes, a décidé de renforcer la surveillance de ses frontières avec le Mali pour  « éviter l’infiltration de groupes terroristes », a révélé à l’AFP le député algérien Mohamed Baba Ali, député de la wilaya de Tamanrasset. L’AFP explique également que c’est dans les Ifoghas, immense zone de montagnes et de grottes, berceau des Touareg, que des chefs et des combattants islamistes se sont réfugiés après leur fuite des grandes villes du nord du Mali, qu’ils y ont aussi caché de l’armement. Pour étayer ses propos, l’AFP cite des experts et des sources sécuritaires régionales. Ces mêmes sources ont indiqué aussi que parmi les dirigeants islamistes supposés réfugiés dans les Ifoghas, on cite l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d’Aqmi, et Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal, qui connaît parfaitement la région.  Rappelons enfin qu’un autre dirigeant, Mohamed Moussa Ag Mouhamed, présenté comme le numéro trois d’Ansar Dine et la « tête pensante » de ce mouvement à Tombouctou où il a ordonné de nombreuses exactions, a été arrêté dimanche au nord de Kidal.

La Rédaction avec AFP