Martine Aubry, la maire de Lille est arrivée lundi en Algérie, dans le but de signer un accord de coopération entre sa ville et Tlemcen. Ce fut également l’occasion de rencontrer de nombreux ministres algériens mais également le président Abdelaziz Bouteflika, afin d’évoquer l’avancée des relations franco-algériennes et des dossiers nationaux et internationaux.

La maire de Lille reçue par le Président en personne. Décidément, les relations franco-algériennes ne cessent de se réchauffer depuis la visite de François Hollande en décembre 2012. Le but premier de Martine Aubry lors de sa visite en Algérie était de procéder à un rapprochement des deux pays de la Méditerranée, notamment « entre Lille et Alger, et Lille et Tlemcen ». En effet, la maire de Lille a annoncé la signature, lors de sa visite à Alger, d’un accord de jumelage entre Lille et Tlemcen.

Outre ce rapprochement, Martine Aubry, a rencontré mardi Abdelaziz Bouteflika. « Le président de la République m’a invitée, parce qu’il pense que je suis un peu plus que la maire de Lille », a-t-elle déclaré au micro de la radio française RTL. Durant cet entretien,  ils ont abordé plusieurs thèmes dont le « nouveau départ qu’a souhaité le président [français] pour l’Algérie et la France », a expliqué Martine Aubry. L’ancienne secrétaire générale du Parti Socialiste s’est dit « très fière » de la reconnaissance par François Hollande de la colonisation comme un « système injuste et brutal ». Elle a aussi félicité le rapprochement de l’Algérie et la France. « La méfiance a été remplacée par une volonté de confiance et d’avancer ensemble. C’est bien de construire ce nouveau partenariat », a-t-elle estimé.

L’intervention française au Mali

Ce fut également l’heure du débat autour de plusieurs questions internationales, pour le président algérien et Martine Aubry. Ils ont notamment évoqué l’intervention française au Mali, et de l’avenir de ce pays et de la prise en charge de ce problème, « des terroristes dans le Nord » et « de l’installation de la démocratie », a précisé Martine Aubry. Revenant sur le choix de la France d’intervenir, Mme Aubry a expliqué au Président algérien « combien il avait été important que le président de la République française prenne une décision rapide pour le Mali. Ce n’était pas facile, mais il fallait le faire. L’Algérie l’a soutenu. Si l’intervention française n’avait pas eu lieu, Bamako ne serait pas là où elle est, en train de se pencher sur la question des élections. Le Mali peut espérer un grand avenir démocratique. »

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