Mokhtar Belmokhtar serait devenu la nouvelle cible des autorités américaines après son implication dans l’attaque terroriste contre le complexe gazier de Tiguentourine, près d’In Aménas. Des hauts responsables américains feraient pression pour que son nom soit inscrit sur la liste secrète des personnes à tuer ou à capturer.

Plusieurs responsables américains estiment que Belmokhtar, dont le groupe terroriste a attaqué le site d’In Aménas représente un danger conséquent pour la région du Sahel. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux souhaiteraient voir le nom du terroriste inscrit sur la liste secrète des criminels à abattre, d’après le Wall Street Journal.

Ces fameuses listes de criminels recherchés sont maintenues secrètes par les autorités américaines. Il s’agirait de listes séparées détenues uniquement par le Pentagone et la CIA. Seuls les terroristes les plus dangereux font partie de ces listes tels que le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, le concepteur de bombes d’Al-Qaïda, Ibrahim al-Asiri et, avant sa mort en 2011, Oussama ben Laden. Belmokhtar pourrait devenir le nouveau chef terroriste à abattre. Outre l’attaque d’In Aménas qu’il aurait commandité, l’homme pourrait représenter une menace pour l’occident, et préparer de nouvelles attaques, aurait prévenu un officiel américain.

Belmokhtar inscrit dans le programme d’éliminations ciblées par drone

Le journal américain explique que ces responsables militaires auraient suggéré une véritable chasse à l’homme, quitte à avoir recours à des drones, aéronefs ou autres forces américaines pour le capturer. Pour mettre en place cette stratégie militaire, les Etats-Unis pourraient envisager de mettre en place des opérations spéciales de l’armée, avec l’aide de la CIA, auraient indiqué des responsables, précise le journal.

L’ajout du nom de Mokhtar Belmokhtar à la liste des terroristes à abattre, dressée par les États-Unis,  « représenterait une importante expansion américaine dans cette région d’Afrique », précise le Wall Street Journal. Le programme d’éliminations ciblées par les drones de la CIA est actuellement limité au Pakistan et au Yémen, pour la première il pourrait être étendu à l’Algérie.