Le projet du premier ministre, Hamadi Jebali de former un cabinet apolitique pour sortir la Tunisie de sa crise politique est appuyé par le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafer et soutenu par le patronat tunisien, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et du syndicat de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Allié aux islamistes d’Ennhadha, M. Jaafer veut mettre à disposition les postes ministériels contrôlés par son parti, soit les ministères des Finances et du Tourisme, de l’Éducation, de la Lutte contre la corruption et des Affaires sociales, au chef du gouvernement.

Ennadha pourrait être remplacé « si Jebali maintient sa proposition », croit Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères. Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste croit plutôt en un gouvernement de coalition nationale, alliant technocrates et personnalités politiques.

Les membres du cabinet de technocrates doivent être choisis avant le milieu de la semaine sans quoi le chef du gouvernement démissionnera.

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