Malgré les violences et le bruit des bombardements dus au conflit armé qui fait rage en Syrie depuis plusieurs mois interminables, les amoureux tiennent tout de même à célébrer la Saint-Valentin, car cette fête de leur amour leur permet d’oublier, l’espace d’un instant, la guerre à laquelle ils sont confrontés quotidiennement.

Nawwar, un fonctionnaire de 35 ans croit d’ailleurs que « sans amour, il n’y a pas de solution à la crise. L’amour suscite le dialogue », entre les hommes, souligne-t-il. Mais l’armée loyaliste, le gouvernement syrien et les rebelles sont encore loin du dialogue.

Notons que les fêtes comme la Saint-Valentin, devenue populaire au cours des dernières années en Syrie, démontrent l’impact économique et social négatif qu’engendre le conflit armé sur le pays. Les fleuristes le ressentent gravement. Ces derniers vendaient autrefois leurs bouquets de roses à 250 SYP (2,5 USD). Ils le vendent cette année à 100 SYP. « Les affaires sont au point mort. Mes clients habituels qui achetaient des bouquets pour des milliers de livres syriennes ont fui le pays, car ils craignaient les enlèvements », déplore un responsable du magasin.

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