Louisa Hanoune a souligné l’importance de revenir sur le Code de la famille et certaines dispositions qui creusent l’écart entre le statut de la femme et de l’homme en Algérie. L’égalité des sexes ne sera envisageable que lorsque la loi algérienne sera disposée à la donner.

Alors que l’Algérie fêtait vendredi la journée internationale de la femme, Louisa Hanoune, chef du Parti des Travailleurs (PT) a relancé le débat autour du code de la famille. Selon, la patronne du PT, ce statut de la femme en Algérie ne pourra pas être amélioré tant que le Code de la famille la reléguera au second plan. « Il est désormais impératif de concevoir l’abrogation du code de la famille en consécration du principe d’égalité des sexes », a-t-elle déclaré samedi lors d’un meeting.

«Est-ce que le système des quotas a contribué à changer le code de la famille ? Est-ce que ces femmes parlementaires, qui ne sont pas militantes, ont apporté un plus à la femme algérienne ? » s’est interrogée Louisa Hanoune. Pour la femme politique  rien n’a été fait.

Un code de la famille «aberrant» et «injuste»

Le code de la famille, sur certains points, accentue les inégalités entre les hommes et les femmes. Il a conservé des principes datant de la période Boumediene, sans les adapter aux évolutions qu’a connu la femme algérienne. Par exemple ce texte estime que la femme conserve un statut de mineure et se soumet à l’autorité d’un homme, père ou mari. Elle ne peut hériter la même part qu’un homme lors d’une succession, ou encore, elle ne peut se marier sans l’autorisation d’une figure paternelle.

Dans ce contexte légal, il est donc difficile pour les Algériennes d’être considérées comme égales à l’homme, lorsqu’elles n’ont pas ses droits. C’est pourquoi Mme Hanoune, estime que ce code la famille est «aberrant» et «injuste». Elle a alors appelé les Algériens à se battre pour que la législation algérienne puisse »se consacrer le principe d’égalité des sexes dans tous les domaines », et a plaidé en faveur du « changement des mentalités », d’autant que la conjoncture actuelle est « favorable aux femmes et leur permet d’apporter leur contribution dans tous les domaines ». Estimant qu' »il est important de préserver les acquis réalisés au profit de la femme, notamment dans les domaines de l’enseignement, la santé et la sécurité sociale. »

La rédaction avec APS

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