Des officiers de l’armée algérienne ont identifié l’arme d’Abou Zeïd, dont le décès a été annoncé il y a quelques jours. En revanche, aucune source officielle n’est venue confirmer son décès, et les officiers algériens n’ont pu reconnaître formellement le cadavre de l’émir.

Un nouvel indice vient conforter l’hypothèse de la mort d’Abou Zeïd. D’après le journal arabophone El Khabar, des officiers algériens des forces de sécurité auraient découvert l’arme de l’émir. « Des officiers des services de sécurité algériens ont examiné le corps présenté comme étant celui d’Abou Zeid, sur un site militaire dans le nord du Mali, et ont identifié son arme personnelle », rapporte le quotidien. 

Le cadavre mystérieux

La mort d’Abou Zeïd, l’un des émirs les plus radicaux d’AQMI, avait été annoncée jeudi par des notables et des sources proches du Mouvement de Libération Nationale de l’Azawad, après qu’un cadavre, ressemblant de près à l’émir ait été retrouvé, au milieu de 40 autres dépouilles. La version la plus probable pour le moment est qu’il aurait été tué au Mali par des militaires français, lors d’un raid aérien contre des cibles militaires.

Toutefois ni les autorités françaises, ni les autorités algériennes n’ont confirmé la mort de ce dernier. Le quotidien, précise de son côté qu’un haut responsable de la sécurité algérienne a confirmé que « ni les forces françaises, ni maliennes, n’ont pu identifier le corps retrouvé après de violents combats avec des membres d’Aqmi dans les montagnes des Ifoghas », précise encore le journal arabophone. Ajoutant que les officiers algériens « traquaient depuis des années Abou Zeid, ont authentifié son arme qui était en possession des Français, mais ils n’ont pas été en mesure d’identifier formellement le cadavre supposé être celui de ce responsable d’Aqmi. »

La rédaction avec AFP